Chroniques par genre




Chronique : Entre mes mains le bonheur se faufile de Agnès Martin-Lugand

Editions : Pocket
Format : Poche
Prix : 6,50€
Parution française : 7 mai 2015

Iris étouffe dans sa petite vie étriquée de la bourgeoisie de province. Un mariage qui se délite, un métier frustrant, elle s’échappe dans des drapés vaporeux et de sages petites robes sur mesure.
La couture est son refuge, la machine suivant la cadence de son cœur apaisé.
Jusqu’au jour de l’explosion, lorsque Iris découvre que ses parents lui ont volé ses aspirations de jeunesse.
Alors elle déchire le carcan et s’envole pour suivre la formation dont elle rêvait. Et, de fil en aiguille, sous l’égide autoritaire de l’élégante Marthe, Iris se confectionne une nouvelle vie dans l’exubérance du Paris mondain.
Iris, personnage central de l’histoire, est malheureuse dans sa vie. Elle n’a beau manquer de rien, son métier dans une banque n’est pas épanouissant et son mariage bat de l’aile. Sans oublier, les déjeuners dominicaux chez ses parents qui lui rappellent sans cesse à quel point elle se sent différente et pas à sa place.

Sa seule échappatoire est la couture où elle prend plaisir à se confectionner de jolis vêtements mais même cela est soumis au convenance que lui impose son mari et l’empêche de donner libre cours à son imagination. De toute façon, personne ne la soutien ou lui dit que ce qu’elle fait est bien, son mari le premier, il préfère qu’elle respecte son rôle de femme de médecin et deviennent une femme au foyer. Tout le monde préfère considérer cela comme une lubie plutôt que comme une passion qui aurait pu devenir son métier. Ce manque total de considération provoque en elle doute et un manque de confiance en elle.

Pourtant, un jour, lors de ces éternels déjeuners dominicaux, Iris apprend une nouvelle qui va bouleverser son avenir. Ses parents qui ont toujours freiné sa passion pour la couture, lui ont caché une chose qui lui aurait permis de poursuivre son rêve quand elle était étudiante. De toute façon pour eux ce n’est pas grave, il est trop tard pour revenir en arrière, et Iris devrait arrêter de se bercer d’illusion. Cette nouvelle, plus qu’un choc, lui permettra de reprendre sa vie en main et de partir faire une formation de couture à Paris, où elle rencontrera une femme hors du commun, l’élégante et mystérieuse Marthe.

L’histoire de ce roman est assez simple mais comporte quelques rebondissements et situations inattendues qui nous empêche de le lâcher avant la fin. L’histoire est absolument passionnante et c’est un très grand plaisir de découvrir le milieu de la couture, sans pour autant être dans l’univers de la haute couture.

La plume de l’auteur que j’ai découvert dans Les gens heureux lisent et boivent du café est toujours aussi agréable et empreinte d’émotions.

D’ailleurs, dès les premières pages, je me suis attachée à Iris, que j’ai trouvé particulièrement émouvante. Son rêve est tout à fait légitime et par chance elle aura l’occasion de découvrir l’étendue de son talent auprès de Marthe, cette femme élégante et mystérieuse, à la fois douce et autoritaire. Marthe est un personnage complexe qui a un rôle prépondérant dans cette histoire, tout comme le beau et ténébreux Gabriel, auquel on s’attache également très rapidement.

J’ai vraiment adoré ce roman, que j’ai lu d’une traite, encore meilleur que Les gens heureux lisent et boivent du café que j’avais pourtant beaucoup aimé. Même si au fil de la lecture quelques soupçons permettent de se faire une idée de ce qu’il peut arriver vers la fin du roman, le dénouement reste inattendu. Un excellent moment de lecture, à découvrir !

Ma note 
9/10

Commentaires

  1. Je ne connais pas ce roman mais je dois dire que ta chronique m'intrigue pas mal ^^

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